Cheveux fourchus, âme foutue.
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Ce qu'il me procurre de jour en jour est indescriptible.
Il me remplit.
J'aime ses longs discours.
Je n'attendais pas ça de lui.
Je ne pense qu'à ça.
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Ca fait aujourd'hui deux semaines que nous sommes ensemble.
Cela fait réellement deux semaines que ça ne va pas.
Tout décline, de jour en jour. Tout se consume.
Lorsque nous nous sommes rencontrés, j'avais vraiment senti une différence. Il y avait quelque chose de particulier qui nous liait. Je présentais que tout serait différent une fois ensemble. Je
savais que tu ne serais pas comme les autres. J'avais l'espoir que tu apaiserais la plupart de mes peurs, de mes craintes... avec le temps.
Malheureusement, tout s'envenime. Tout s'empire. Je ne vois plus d'issue. Je pleure presque tous les jours. J'ai peur presque tout le temps. J'ai mal au ventre, très souvent. Je tremble.
Je croyais très fort en nous, au début. Maintenant, plus du tout. Toutes sortes de choses négatives se sont réinstallées en moi, et tu ne peux les faire fuir. Je te considère comme un ennemi.
Tout se reproduit exactement comme dans mes précédentes relations. Je ne sais quoi faire. Je ne sais quoi te dire... Parce que je t'en ai beaucoup dit sur ce sujet. J'ai l'impression que ce
serait trop si je t'en parlais. Mes phrases sont dures à recevoir, à se lire, à s'entendre.
Je me détruis par ma propre douleur.
J'ai toujours eu du mal d'avoir une relation amoureuse avec quelqu'un. Encore une fois, aujourd'hui, ça se certifie.
Pourtant, je me sens bien lorsque tu es présent, à mes côtés. Ce qui est bien trop rare. Car une fois parti, tout le mal m'envahi. Le mal que tu pourrais me faire, mais qui
est présent en moi, sans en être de ta faute.... Quoi que depuis quelques jours, c'est vrai, tu en es un peu la cause.
Je n'arriverai jamais à passer au dessus de ça.
Il faudrait que j'exclue cette douleur de notre couple.
Paroles Benjamin Biolay - Négatif
Du dernier décan
Je suis natif
Je suis turbulent
Je suis négatif
Poussé par le vent
Sur quelques ifs
Me suis vidé de mon sang
Trop émotif
Je rêve d'un printemps
Définitif
Car mon âme n'est que tourments
D'une épitaphe
Gravée pour longtemps
Dans les récifs
Je reste pourtant
Dubitatif
Face à l'étendue
De ma peine
Que n'ai-je entendu
Les sirènes?
Face à l'étendue de ma peine
Je me baignerai nu
Dans la Seine
Mais mort ou vif
Je reste négatif
Puisque tout fout
Le camp
Du dernier décan
Je suis natif
Je joue de l’oliphant
Je suis qu’un primitif
Mais soit dit en passant
D’un ton plaintif
Je suis un enfant
Si craintif
Face à l'étendue
De ma peine
Insoumis allongé
Dans l arène
Face à l'étendue
De ma peine
Ne suis-je qu’un sauvage
Qu’on refreine
Face aux vérités
Qu’on assène
Comme des coups de bambou ou debenne
Même mort ou vif
Je reste négatif
Puisque tout fou le camp
Et je souffrirai jusqu'à la moelle.
Et je souffirai jusqu'à mon dernier souffle.
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Et c'est sur ces rivages qu'un matin d'avril je me suis échouée...
Et c'est sur ces rivages que j'ai oublié d'aimer.
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Vendredi 12 septembre 2008
J'ai décidé, ce soir, d'avoir mon quart d'heure de médisances, de plaintes, sur ma petite personne.
J'ai décidé d'être un peu triste, d'écrire sur ce Blog délaissé depuis de
nombreux mois, mon ressenti, mon désarroi, mon inquiétude et mon incompréhension sur des choses sur lesquelles je resterai certainement vague.
Je suis fâchée, dégoûtée de moi, d'avoir des sentiments. Des sentiments contradictoires, opposés à ma
raison.
Ma putain de raison sur laquelle je dois me fier. Mes putains de sentiments sur lesquels je me fie
également.
Et en les écoutant, je n'aboutis sur rien. Rien.
Nada. Que dalle.
Je me retrouve avec juste un gouffre devant
moi, une pincée de souffrance et d'égarement.
Je n'aime pas mon corps. Il est moche. Il est plein de gras, malformé, disproportionné. Je ne vois pas qui pourrait
vouloir de moi, puisque moi, je ne désire personne. Enfin, il faudrait toutefois préciser que si... bien sur, je désire certaines personnes... mais juste après avoir ressenti ce sentiment, je les
refoule, je les trouve inintéressantes, pas faites pour moi.
Tout cela est d'un ridicule.
Je suis quelqu'un de passioné et surtout quelqu'un de jaloux, de possessif, et je déteste ça.
Je suis seule et je resterai seule.
Je suis comme un glaçon et j'emmerde ce qui est en train d'arriver. Encore.
Après ce flux de phrases poétiques et intenses, j'aimerais dire qu'à part ça, tout va bien.
J'ai juste un peu de stress sur l'estomac.
J'ai juste un peu soif.
J'aimerai boire un peu d'alcool et tout oublier.
Dans deux jours, c'est l'école, ça m'angoisse. Je trouve les fins de vacances tristes. Je vais encore avoir le cafard.
J'aimerais un jour écrire autre chose que ce que je ressens, mais j'en suis pour l'instant incapable.
Peace & love.
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" Le coeur dans les talons, la raison dans le pantalon ". Proverbe Blablagumien.
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Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elles ne coulèrent pas. La douleur n'étais pas assez
intense. Elle était latente depuis un certain temps, mais pas depuis assez d'heures pour qu'elle éclate en sanglot.
Elle écoutait en bouche un titre de Blackline, "Losing Controle". Ce titre qu'elle avait entendu en regardant une vidéo érotique d'une jeune blonde se trémoussant en t-shirt trop court dévoilant
la totalité de son ventre plat et bronzé, les cheveux longeant ses reins, les jambes longues et fermes portant des bottes noirs à talons aiguilles.
Elle ne sait plus ce qu'est la normalité. Elle a un problème, mais personne avec qui en parler.
Elle est fille unique. Elle n'a pas réellement de cousins dans son pays natal. Elle est la plupart du temps seule, dans sa chambre. Elle ne sait pas si elle est une solitaire née ou si elle l'est
devenue par la force des choses.
Ce sont les vacances. Elle reste toujours enfermée chez elle. Elle ne voit pas grand monde. Pourquoi ? Parce qu'elle n'a pas beaucoup d'amis. Ceux qu'elle a ont un tas d'amis assez
conséquent. Pas elle. Elle a peur des gens. Elle se pose beaucoup de questions. Elle souffre de sa solitude alors qu'elle en a besoin. Elle commence aussi à s'ennuyer des adolescents.
Elle a des amis réels avec qui elle parle virtuellement. Elle est très proche de ses parents. Elle préfère faire du shopping avec eux que de sortir avec d'autres personnes de son âge. En fait,
elle n'a pas les mêmes centres d'intérêts que la plupart des adolescents. Elle n'a pas non plus les mêmes conversations. Elle n'est pourtant pas plus intelligente, cultivée qu'eux, bien au
contraire. Elle apprécie juste la sagesse des anciens. Anciens, oui, mais pas trop. Elle apprécie leur touche de folie, de jeunesse qui reste en eux.
Elle aimerait partager sa vie sur des sites comme skyrock.com, mais elle n'a pas de photos d'elle avec des amis, à des fêtes ou lors d'une quelconque sortie... Créer un de ces fameux blogs
tellement en vogue n'aurait aucun intérêt car on ne verrait qu'elle. Et elle n'aime pas poser face à l'objectif.
Bref, elle se trouve toujours dans une impasse. Est-ce normal ou non de se couper autant du monde? Elle ressent l'envie de sortir de sa bulle, mais elle ne trouve pas vraiment les personnes
adéquates avec qui partager ce moment...
Elle est victime de ce qu'elle est. Mais elle aime exposer son profil - le plus avantageux, il en va de soi - et garder une part de mystère.
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