Vendredi 2 mai 2008
Il était tard, c'était un soir de début d'avril. Elle en avait marre. Elle devait travailler à la rédaction d'un dossier pour un de ses cours mais c'était impossible de continuer. Elle sauta en bas de son lit, enfila une veste, posée sur la chaise de son bureau, au-dessus son pyjama, sorti sur le palier du premier étage de sa petite maison et descendit les escaliers en colimaçons sans faire trop de bruits. Elle ouvra la porte et sorti dans la rue. Il faisait froid. Ses cheveux étaient dans le vent. Au dehors, il n'y avait personne. Pas de voiture, pas de chats, pas de gens étranges. Elle marcha, pieds nus, sur le bitume de la route, en zigzaguant de gauche à droite. La route montait légèrement et le vent se mit à souffler plus fort. Elle se dirigea derrière la vieille église légèrement éclairée par les quelques luminaires se balançant au gré du vent. Cela créait une ambiance étrange. Un frisson lui parcouru tout le corps. Elle avait un peu peur, mais elle aimait ça. Elle resserra ses bras autour d'elle, comme pour se protéger de quelque chose. Peut-être dans le but d'avoir moins froid. Elle avait un peu mal dans le bas du ventre.

Manque d'inspiration.
A vous de continuer ce texte ou tout du moins d'en écrire une partie.
Chaques suites postées par les internautes seront ajoutées à ce début de texte. Ca peut être un chouette exercice de style de mêler différentes idées afin de créer quelque chose de cohérent, ou pas.

par blablagum
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Jeudi 1 mai 2008
Elle était de dos lorsque soudain elle sentit son souffle dans le creux de son cou.
Elle le reconnu sans le voir. Son coeur se mit à battre beaucoup plus fort. Elle reconnaissait son odeur si particulière et le doux parfum de ses vêtements fraîchement lavés. Elle sentait qu'il tenait son menton et ses lèvres presque posés à proximité de la peau si délicate de son visage. L'atmosphère s'était transformée. Désormais, ils n'étaient plus que deux, sans le monde, sans plus rien autour. Le vide se répandait autour et sous leurs pieds. Elle entendait sa respiration. Elle la ressentait jusqu'au plus profond de son ventre. Son corps brûlait de plaisir, d'une excitation des plus pures, alors que son coeur brûlait pour un amour surdimensio
nnel, autrefois à moitié consumé par des erreurs, mais aujourd'hui, difficile à gérer par de si fortes et prenantes émotions.
Il était enfin de retour.
Elle était enfin heureuse
.
par blablagum
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Mardi 29 avril 2008
Elle écoute la musique très fort, pour ne pas s'entendre penser.
par blablagum
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Samedi 26 avril 2008

Elle a été malade deux nuits d'affilées.
Ce n'était plus de l'ordre du jaune dans son assiette mais bien du jaune dans ses toilettes. Quelle horreur.
Il est maintenant temps de reprendre des forces pour assumer tout le travail à réaliser avant la fin de l'année. Quelle merdier.

Tantôt, elle a entendu dire une phrase des plus étonnante : "lorsqu'ils sont à deux, ils s'excitent toujours beaucoup." Le "ils" se rapportaient à des enfants qui jouaient dehors et criaient comme des bêtes féroces, enragées. Mais cette phrase, alors retirée de son contexte, pouvait signifier bien des choses, un peu plus malsaines, à connotations sexuelles. Comme c'est étrange parfois. Imaginons qu'un étranger se serait immiscé dans la conversation à ce moment très précis, il n'en aurait sans doute pas saisi, selon l'esprit un tantinet tordu de tout être humain, le sens exacte de cette phrase et que la discussion portait donc sur l'innocence, la gaieté et la joie de vivre d'enfants profitant d'un soleil timide de fin d'après-midi, dans le jardin de leurs grand-parents.

Ce qui l'a marquée au plus profond d'elle-même, aujourd'hui, c'est la capacité à s'émerveiller, à rire aux éclats des gosses, pour des choses d'apparences si futiles, pour la mini adulte qu'elle est à présent devenue. Elle a perdu ce pétillement dans les yeux, cette naïveté, cette insouciance qui caractérisaient tant l'époque où elle était enfant. Tout cela lui manque atrocement. C'était une époque sans souci, d'une protection impénétrable à l'égard du monde extérieur.
C'est à présent une époque révolue.

P.S. : relevez tous les sous-entendus lubriques glissés dans cet article, ils sont nombreux.

par blablagum
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Vendredi 25 avril 2008

Il l'a mise dans tous ses états, et elle l'a frappé deux fois. Sans pitié. Pour se sauver.

Voilà une des réalités de l'amour.

par blablagum
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Dimanche 20 avril 2008
Tout s'est perdu. Tout s'est effacé.
Elle est la responsable de tout cela. Elle n'a plus rien en mémoire. Elle va devoir tout réinventer, tout recréer pour la troisième fois, même plus.
Que dire? Que penser? Qu'écrire?
Elle vogue toujours en plein tourment en espérant qu'un jour cela se tasse, cela s'apaise.
Le blanc de la police d'écriture devient jaune. Ça doit être la fatigue qui joue un tour à ses yeux. Ça doit être la fatigue qui lui fait croire à des couleurs qui ne sont pas. Un jaune d'oeuf. Un jaune qu'elle a mangé ce midi. Il y avait du blanc aussi, dans son assiette.
Un ami lui a un jour dire que si elle se reposait sur l'espoir que les choses changent, alors, le chemin en serait que plus long.
C'en est déroutant, et pourtant elle s'accroche de ses petites mains moites à la route en pente, jonchée de ronces et d'épines. Elles s'enfoncent en elle et l'agrippent.
Libérez-la, bon sang.
par blablagum
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Samedi 19 avril 2008
Elle aura gagné une totale quiétude lorsqu'elle aura franchi le seuil de la mort.

 

par blablagum
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Samedi 19 avril 2008
Amour.
La seule chose qui la fait attendre, rêver, espérer. La seule chose qu'Elle aimerait trouver.
Amour.
Des sentiments destructeurs, des sentiments enchanteurs. Des sentiments que l'on ne peut que partager avec un autre que soi. C'est pour cela qu'elle souffre, c'est pour cela qu'elle doute. C'est pour cela qu'elle a mal. Trouver la bonne personne est la chose primordiale à faire. Mais qui est-elle?!
Elle s'impatiente. Elle a envie d'être heureuse, d'éprouver des tas de bonnes choses, de partager.
Elle en a marre d'attendre car elle rêve depuis l'âge de quatre ans au Prince Charmant.
Mais quand sera-t-il là?

Rejoins-la vite.
 

par blablagum
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Jeudi 17 avril 2008
Au fond, Elle est une fille désespérée, en permanence, bien que les gens autour d'elle apaisent quelque peu sa douleur.
Comment régler tout cela? Elle ne le sait pas. Il est vrai que les objectifs, les attentes, les envies futures lui donnent un but dans la vie, sans quoi Elle n'aurait plus eu la force de respirer, d'entendre les battements rapides de son coeur à l'intérieur de sa poitrine.
La quête d'un paradis quelconque, d'un moment où l'on serait en parfaite harmonie dans notre vie, où tout serait fait de simplicité et de fraîcheur, où l'on aurait qu'à profiter pleinement du moment présent, du bonheur, serait elle vaine et fausse?
Est ce que l'on peut continuer à 'espérer atteindre un tel paroxysme, un tel idéal? Ou serait-ce juste un moteur pour avancer, un moteur pour les humains les plus faibles qui n'ont que de l'espoir en eux afin de se rassurer, pour se dire que demain sera mieux? Nul ne le sait. Chacun croit en sa propre... croyance, en sa propre vertu, en son propre idéal. En attendant, Elle continue de se laisser vivre mais pour quoi? Parce qu'il en est tout simplement ainsi.
Cette fille est éperdument perdue, seule, renfermée. Elle ne trouvera personne avec qui partager sa douleur. Car cette douleur ne se partage pas avec un tiers, mais on la vit, on la subit ou on décide de la jeter hors de soi. Cette bête qui ronge sans cesse... Elle va faire le choix, aujourd'hui, de la mettre à la poubelle une bonne fois pour toute.

 

 

 

par blablagum
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Mercredi 16 avril 2008
C'est dans cette ruelle qui l'a mené vers lui la première fois que tout s'est arrêté. Depuis, Elle n'a plus de repère. Depuis, Elle a toujours un peu peur.
Tout a changé.
 
par blablagum
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