Ce soir est un moment particulièrement triste.
Ca fait des mois que je n'ai plus ressenti ça. Trois jous sans nouvelle.
J'aime lire tes mots, tes phrases, tes annecdotes.
J'adore voir dans ma boîte e-mail qu'un nouveau message de toi m'attend...
J'ai envie d'en savoir plus.
Et cette musique qui m'envoûte.
Donne-moi au moins un signe.
J'ai l'impression qu'avec toi, tout est moins creu, moins vide.
Ecris-moi, écris-moi, écris-moi, écris-moi, écris-moi.
Je suis conne.
J'aimerais dessiner les lignes de ton visage, mais je ne les connais pas.
Je vais encore me faire avoir. Mensonges, trahisons, manipulations. Sex intentions.
J'aime à croire qu'il y a encore des gens sincères sur terre.
Raconte-moi quelque chose. Raconte-moi une histoire. Raconte-moi ta vie. Raconte-moi ce que tu ressens. Racontes-moi qui tu es. Et surtout, ne t'arrête pas. Ca me comble.
J'ai encore rêvé d'elle. Je rêve toutes les nuits d'elle. A chaque rêve, elle est là, me regarde, me sourit, avec ses grandes lunettes. Et je lui dis "ah ben ça alors! Tu n'es pas morte?! C'est
bien ça!" et elle me regarde, rit, mais ne me répond pas.
L'absence est dure. Pas celle d'un être cher qu'on a perdu. Mais l'absence de quelque chose que l'on a jamais eu, jamais connu.
Je préférerai que tu restes à jamais un inconnu, pour moi, que de découvrir que tu es un imposteur.
J'aimerais beaucoup passer une journée avec toi. J'irais bien à un concert avec toi.
Je jouerais bien de la guitare avec toi. Je discuterais bien avec toi.
Dans une vie idéale, tout se passerait merveilleusement bien.
Dans ma vie à moi, ce serait un échec total.
Je préférerais savoir quand il faisait noté "lu" à côté de mon message envoyé. Je savais alors que tu étais passé par là.
Là, je ne sais rien.
Je suis conne. Je suis stupide.
Je m'attache trop vite. Pour un rien. A un inconnu.
C'est pas avec 350 € et la voix qui déraille que je deviendrai superstar, que je toucherai les étoiles.
Des étoiles, je veux en voir dans mes yeux, dans tes yeux, à nouveau.
Je ne suis rien. Tu n'es probablement rien non plus.
C'est moche.
Finalement de toi, je ne connais qu'un pseudo, qu'un nom et un prénom, une adresse, deux adresses, une passion, un métier, un sport.
C'est tout.
Règle n°1 : ne pas montrer qu'on s'attache.
Règle n°2 : ne pas courir après l'autre. Le laisser venir.
Règle n°3 : attendre.